đ Chez Typeform, le contenu est pensĂ© comme un produit (et ça change tout)
#25 - DĂ©couvrez comment Typeform a mis en place une stratĂ©gie de contenu ultra efficace : claire, modulaire, centrĂ©e sur lâaudience, libĂ©rĂ©e des outils lourds & dopĂ©e Ă lâIA pour les tĂąches ingrates.
Camarades, bienvenue dans cette formule 3.0 de La Plume Déchaßnée (devenue Astram, pour les retardataires) - et plutÎt que de vous tenir la guibole 3 plombes sur tous les bienfaits de cette nouvelle version, je vais vous accueillir avec une simple question :
Puisque tout le monde peut maintenant produire un article âpropreâ en moins de cinq secondes, Ă quoi sert encore votre contenu ?
Dit autrement, si votre contenu ne touche personne ou ne dit rien dâessentiel, est-ce quâil mĂ©rite dâexister ?
Et pour rĂ©pondre Ă cette question ĂŽ combien Ă©pineuse, on va aujourdâhui sâintĂ©resser Ă une interview de Kay-Kay Clapp (head of content chez Typeform) ; spoiler, sa stratĂ©gie est tout sauf une formule magique. Câest un retour Ă des fondamentaux que la hype a gentiment piĂ©tinĂ©s Ă coups de prompts :
Ecrire pour quelquâun,
Avec un propos clair,
Dans une logique de boucle, pas de monologue.
Rien de rĂ©volutionnaire au fond. Mais son approche a des allures de manifeste : un contenu nâa jamais Ă©tĂ© aussi facile Ă produire, mais paradoxalement jamais aussi difficile Ă rendre signifiant.
Et si on est honnĂȘte, beaucoup de contenus actuellement cherchent surtout Ă performer. Ă cocher des KPI. Ă impressionner la hiĂ©rarchie, Google ou Perplexity. Pas le lecteur.
Et câest lĂ que vous vous tirez une balle dans le pied.
Parce que lâIA ne rend pas le contenu inutile. Elle rend le contenu moyen obsolĂšte.
Autrement dit :
Si vous rĂ©digez des articles âbest practicesâ interchangeables â lâIA fera mieux.
Si vous alignez des âinsightsâ gĂ©nĂ©riques â lâIA les fera plus vite.
Mais si vous partez dâune vraie Ă©coute, dâune voix distincte, dâun point de vue risquĂ© â vous restez irremplaçable.
Ce qui fait la diffĂ©rence aujourdâhui, ce nâest pas la capacitĂ© Ă publier. Câest la capacitĂ© Ă prendre position. Ă assumer lâimperfection. Ă oser le spĂ©cifique. Ă penser un contenu comme un levier de relation, pas comme une case Ă cocher dans le funnel.
Alors, est-ce que votre dernier contenu pourrait ĂȘtre Ă©crit par un modĂšle de langage ?
Si la rĂ©ponse est âouiâ, vous avez un problĂšme.
Et si la rĂ©ponse est ânonâ, alors vous ĂȘtes peut-ĂȘtre sur la bonne voie.
đȘŠ Dans lâĂšre du post-SEO, le blog est-il mort ? Spoiler : non, mais il sent un peu le sapin. Dans sa derniĂšre Ă©dition, Emily Kramer rappelle que le contenu ne se limite plus Ă empiler des articles mots-clefs friendly : pour Ă©merger, il faut penser âshowâ (narratif, incarnĂ©, multiformat) plutĂŽt que âfeedâ (pile de contenus fade). Et lĂ -dessus, le blog dâentreprise nâest pas obsolĂšte, mais sa valeur dĂ©pend aujourdâhui de sa capacitĂ© Ă incarner une voix, structurer une vision, et dialoguer avec des formats plus puissants.
đïž Votre IA Ă©crit comme un robot ? Câest que vous lâavez trĂšs mal briefĂ©e. Selon cet article du Social Media Examiner, tout repose sur un âBrand Blueprintâ : une sorte de fiche dâidentitĂ© Ă©ditoriale ultra complĂšte qui permet Ă lâIA de vous Ă©crire comme si elle vous connaissait depuis dix ans. Ton, clients cibles, offres, storytelling... Sâil Ă©tait utile de le rappeler : plus vous la briefez finement, plus elle dĂ©livre du contenu qui vous ressemble Ă grande Ă©chelle.
đą En 2026, vos pubs Meta sâĂ©criront (et se piloteront) toutes seules. Meta prĂ©pare des campagnes pub full AI : vous balancez une image, un budget, et lâalgorithme sâoccupe du reste. Ciblage, crĂ©as, adaptation au lieu de vie du prospect⊠Zuckerberg veut faire de lâannonceur un simple spectateur. Ă ce rythme, le vrai produit, ce sera lâillusion de contrĂŽle.
â ïž LâIA en passe de sâeffondrer ? Oupsi, les IA commencent Ă devenir nulles. Pas parce quâon les utilise mal, mais parce quâon les nourrit de leurs propres dĂ©chets. Ce phĂ©nomĂšne, câest le âmodel collapseâ, quand des IA entraĂźnĂ©es sur des sorties dâIA produisent des contenus de plus en plus faux, rĂ©pĂ©titifs et biaisĂ©s. Le GIGO (Garbage In, Garbage Out) devient le destin probable des modĂšles actuels, Ă moins de retrouver une chose rare et prĂ©cieuse : du contenu humain, rĂ©el, nuancĂ©. Bon courage les gars.
Vous voyez le contenu produit par les grosses boĂźtes ?
Celui qui sort au bout de 3 mois dâalignement interservices, 12 rounds de validation et un atelier tone of voice animĂ© par une consultante suĂ©doise ? Bah Kay-Kay Clapp, Head of Content chez Typeform, a dĂ©cidĂ© de ne pas jouer à ça.
Et dieu sait que pourtant, elle barbote en plein game B2B SaaS, avec une Ă©quipe, des outils, des stakeholders, et tout le folklore corporate qui lâaccompagne.
Sauf quâelle a une lubie un peu Ă©trange : faire des contenus qui servent Ă quelque chose ; qui partent dâun besoin rĂ©el ; dâun vrai humain, avec un vrai problĂšme. Et qui finissent par dire quelque chose dâintelligible, qui fasse sens.
Son approche est assez simple en soi : de lâĂ©coute client, du systĂšme modulaire, un peu dâIA et, surtout, le droit dâĂȘtre un peu cringe de temps en temps si ça permet de marquer les esprits.
Bref, du contenu qui claque sa tati.
Aujourdâhui, je vous propose quâon analyse son approche et voir ce quâon peut en tirer pour Ă©viter de finir, vous aussi, dans le cimetiĂšre des contenus corporate que personne ne lit.
t;ldr : ce quâil faut retenir si vous avez la flemme (ou un call dans 5 minutes)
Un contenu = un message. Si vous ne pouvez pas rĂ©sumer votre article en une phrase, câest quâil est flou. Belle-pou.
Commencez par demander Ă votre audience ce quâelle veut. Genre⊠vraiment. Avec un formulaire, pas une boule de cristal ou un post LinkedIn qui dit âvos retours mâintĂ©ressentâ.
Vos meilleurs contenus viennent rarement de votre équipe. Utilisateurs, influenceurs, experts internes : amplifiez leurs voix, ne les paraphrasez pas.
Votre CMS est peut-ĂȘtre votre pire ennemi. Si publier prend plus de temps quâĂ©crire, changez dâoutil.
LâIA, câest pas votre ghostwriter. Câest votre assistant stagiaire qui bosse bien quand vous lui dites exactement quoi faire (et qui fait des rĂ©sumĂ©s, pas des tribunes).
Vous devez accepter de publier des trucs qui sortent de lâordinaire. Sinon vous ne ferez jamais rien de marquant. Le hors-piste, câest la porte dâentrĂ©e de lâexpĂ©rimentation.
1. Le âone-thing ruleâ : un contenu = un message
Câest la rĂšgle que Kay-Kay Clapp applique religieusement :
âSi tâes pas capable de formuler lâunique truc que ton audience doit retenir, ben tu publies pasâ
Alors oui, certes, dit comme ça, ça peut paraĂźtre brutal. Mais câest prĂ©cisĂ©ment ça qui rend ce principe utile, parce quâon a tous vu (et peut-ĂȘtre pondu) ces contenus qui veulent tout dire Ă tout le monde et qui ne disent donc rien Ă personne.
Le âone-thing ruleâ, câest pas juste un slogan. Câest une mĂ©thode :
Vous clarifiez votre objectif Ă©ditorial (pas âparler dâonboardingâ, mais âfaire comprendre pourquoi lâonboarding est lâĂ©lĂ©ment le plus sous-estimĂ© du churnâ).
Vous verrouillez lâangle dĂšs le brief (et vous dĂ©viez pas mĂȘme si Albertine, votre N+1, a une âidĂ©eâ).
Vous Ă©valuez votre contenu Ă lâaune de cette promesse : est-ce que quelquâun peut le rĂ©sumer en une phrase ?
Ce principe possĂšde, Ă mon sens, une vertu trĂšs intĂ©ressante : il coupe net les brainstorms interminables. Fini les sĂ©ances oĂč lâon brasse du mistral (pas gagnant) pour finir avec un article genre â5 façons de crĂ©er de lâengagement clientâ.
Kay le rappelle : dans les organisations lentes et pleines de stakeholders, avoir une idĂ©e centrale claire permet de faire avancer tout le reste. Moins dâallers-retours, moins de tergiversations.
đ Si vous voulez vous entraĂźner : prenez vos derniers posts ou articles. Essayez de les rĂ©sumer en une phrase. Et si câest laborieux : poubelle (ou refonte).
2. Audience-first, pour de vrai (pas en slogan bidon)
âAsk your audienceâ. Trois mots. Et ça coĂ»te zĂ©ro thune. Pourtant, dans 97% des Ă©quipes marketing, ça reste un vĆu pieux balbutiĂ© du bout des lĂšvres. Kay-Kay, elle, le fait pour de vrai avec des Typeform (faut dire que chez Typeform, faut quand mĂȘme pas dĂ©conner, câest la base).
Et ça donne quoi ?
Des campagnes qui ne sortent pas dâun atelier âidĂ©ationâ entre marketeux en goguette, mais des questions rĂ©ellement posĂ©es Ă de vrais utilisateurs. Incroyable mais vrai : interroger ses clients pour savoir ce quâils veulent lire, ça permet dâavoir des insights intĂ©ressants.
Kay le dit trĂšs simplement :
âLes meilleures idĂ©es de ma carriĂšre viennent de formulairesâ
đ Ce que vous pouvez faire dĂšs maintenant :
Un mail à votre base avec une question ouverte, et pas un quizz avec cinq réponses fermées.
Un formulaire intĂ©grĂ© dans vos contenus : âune question sur ce sujet ? Contactez-nous ou posez-lĂ ici, on pourrait en faire un articleâ
Un canal Slack ou un petit Notion partagé avec vos utilisateurs les plus engagés.
On a tendance Ă oublier que faire du contenu, ça commence par Ă©couter. Pas dans le sens corporate du ânotre Ă©quipe dâexperts depuis 20 ans est Ă lâĂ©coute de vos besoinsâ, mais dans le sens artisan : âtu demandes, tu notes, tu bossesâ.
3. Experts, influenceurs, utilisateurs : vos meilleurs contenus ne sont pas âdans lâĂ©quipeâ
Vous voulez du contenu qui sent le vĂ©cu ? Qui transpire la street cred ? Kay-Kay Clapp a bien compris un truc simple : les meilleurs contenus viennent souvent de ceux qui nâont rien Ă vendre.
Et qui sont-ils, ces héros éditoriaux dissimulés sous leur capuche ?
Des utilisateurs experts de votre produit ;
Des influenceurs qui en parlent sans quâon leur demande ;
Des employés techniques qui ont des insights bruts, pas lissés ;
Et parfois, des gens de la communautĂ© qui ignorent quâils ont des idĂ©es cool.
âJe vois aussi nos influenceurs comme des expertsâ, dit Kay-Kay. âPas parce quâon les a briefĂ©s. Mais parce quâils utilisent vraiment le produitâ.
Comment câest mis en Ćuvre chez Typeform :
Kay-Kay recense en interne tous les gens qui ont un point de vue fort sur les cas dâusage (et ce, mĂȘme sâils ne savent pas Ă©crire).
Elle pose des questions à sa communauté, via Typeform, pour générer des citations ou initier des interviews.
Elle considĂšre lâinfluence comme un levier Ă©ditorial, pas comme un canal de comâ.
Et surtout, elle mise sur la diversité des points de vue :
âOn a mille cas dâusage possibles. Donc on a mille maniĂšres dâen parler.â
đ Ce que vous pouvez faire dĂšs maintenant :
Une carte des voix autour de votre marque : qui sont les gens crédibles qui peuvent incarner un usage, une idée, une opinion ?
Lancer un contenu participatif : un article, un ebook ou un podcast co-construit avec des utilisateurs / experts. Vous ne vendez pas, vous vous visibilisez.
IntĂ©grer une routine de sourcing dans votre prodâ : une fois par mois, rĂ©cupĂ©rer des verbatims, extraire 3 idĂ©es, relancer 2 contacts.
Le contenu âexpertâ ne veut pas dire chiant. Il veut dire vĂ©cu. PositionnĂ©. SpĂ©cifique.
Et souvent, ce nâest pas vous qui le dĂ©tenez, câest quelquâun dâautre. Votre taf, câest de lâamplifier intelligemment.
4. Vous avez pas un problĂšme de contenu, mais un problĂšme dâoutil
Vous pensez que votre Ă©quipe est lente parce quâelle manque dâidĂ©es ? Faux. Vous croyez que vos contenus prennent trois semaines Ă sortir parce quâils sont complexes ? Re-faux.
Ce qui vous ralentit, câest souvent⊠votre CMS.
Kay-Kay Clapp lâa vĂ©cu : son Ă©quipe utilisait Contentful. Le genre dâoutil pensĂ© pour les devs, pas pour les gens qui tapent des mots Ă la sueur de leurs petits doigts. Ce qui fait que chaque publication nĂ©cessitait un rituel sacrĂ© impliquant le sacrifice dâun gnou, six checklists, deux devs et un ticket Jira.
Elle a donc migrĂ© sur Webflow. Pourquoi ? Parce quâelle voulait que son Ă©quipe publie comme on respire. Mine de rien, ça rĂ©vĂšle pas mal de trucs :
La vitesse Ă©ditoriale, aujourdâhui, câest pas une question dâinspiration (mĂȘme si ça existe). Câest devenu une question de frictions techniques.
Les outils âscalablesâ sont souvent les plus rigides (poke Contentful, Sanity, SitecoreâŠ).
Ă lâinverse, les outils pensĂ©s pour les crĂ©ateurs (Webflow, Notion, GhostâŠ) permettent de publier vite, tester, itĂ©rer. Ce qui est prĂ©cisĂ©ment ce quâil faut pour survivre dans un environnement saturĂ©.
Le systĂšme de publicatioâ nâest pas un dĂ©tail de prod. Câest lâossature invisible de votre stratĂ©gie de contenu. Si câest chiant de publier, votre contenu sera chiant. CQFD.
đ Ce que vous pouvez faire dĂšs maintenant :
Audit express de votre stack dâoutils : combien dâĂ©tapes pour sortir un article ?
Est-ce que votre CMS est un goulot ? Si oui, vous avez un problĂšme dâoutillage, pas dâĂ©ditorial.
Vous voulez innover ? Commencez par rendre vos formats plus agiles.
Publier un contenu ne devrait pas prendre plus de temps que lâĂ©crire. Et si câest le cas, câest que vous avez un outil conçu pour des dinosaures de 2013, pas pour 2025.
5. LâIA, oui, mais pour les trucs chiants
Kay-Kay Clapp a une position trĂšs simple sur lâintelligence artificielle :
âJe ne lâutilise pas pour crĂ©er. Je lâutilise pour dĂ©grossirâ.
Et rien que ça, câest une leçon. Alors que tout le monde se gargarise de prompts magiques censĂ©s ârĂ©volutionner votre stratĂ©gie de contenu en 3 clicsâ, Kay garde la tĂȘte froide :
Pas dâIA pour les punchlines,
Pas dâIA pour les messages clefs,
Mais de lâIA pour extraire des citations, rĂ©sumer des interviews, gĂ©nĂ©rer des briefs ou synthĂ©tiser des sources.
LâIA nâest pas votre remplaçant. Câest votre assistant Ă©ditorial. Elle ne pense pas Ă votre place, elle trie, reformule, accĂ©lĂšre, facilite :
Vous voulez rĂ©diger un long article ? LâIA vous aide Ă poser la structure.
Vous voulez recycler une interview en 3 formats ? LâIA vous extrait les moments forts.
Vous voulez crĂ©er un brief Ă partir de trois pages de verbatims clients ? LâIA synthĂ©tise.
Et câest lĂ quâest tout lâintĂ©rĂȘt : elle fait gagner du temps sans dĂ©shumaniser le fond. Kay-Kay ne lui demande pas de penser comme elle. Elle lui demande dâĂȘtre viteuf utile. Et dans une Ă©quipe qui produit beaucoup, câest prĂ©cieux :
âLâIA a tendance Ă trop gĂ©nĂ©raliser et Ă lisser le propos. Et moi, je cherche le spĂ©cifique, le rĂ©el, lâaccrocheâ.
Si votre contenu a la mĂȘme tonalitĂ© que le rĂ©sumĂ© auto dâun article random, câest simple, vous avez perdu.
đ Ce que vous pouvez faire dĂšs maintenant :
RĂ©diger un draft avec votre voix â demander Ă lâIA de lâannoter pour clartĂ© et structure.
Injecter de lâIA dans vos contenus techniques (glossaires, checklists, rĂ©sumĂ©s) â mais pas dans vos tribunes.
Vous servir de ChatGPT comme dâun sparring partner, pas comme dâun ghostwriter.
LâIA est lĂ pour appuyer & amplifier votre contenu. Pas pour vous enlever le plaisir (et la douleur) de lâĂ©criture.
6. Modularité, cadence et droit fondamental au risque créatif
Chaque lecteur·ice de cette missive conviendra, je pense, que le contenu B2B est globalement terne Ă crever lisse ; publier quelque chose qui sort des sentiers (re)battus, dâun peu fragile, dâun peu humain, câest presque devenu un acte de rĂ©bellion. Kay-Kay Clapp, elle, assume :
âSi vous nâavez jamais publiĂ© quelque chose qui vous a fait un peu transpirer, un peu douter, ou que vous nâĂ©tiez pas sĂ»r dâassumer Ă 100%⊠câest que vous ne poussez pas assez loinâ.
Et câest ça, au fond, le cĆur de sa stratĂ©gie : oser publier vite, souvent, imparfaitement. Pas pour faire de la quantitĂ©. Pour faire de lâapprentissage. Sa mĂ©thode :
CrĂ©er des contenus modulaires â un gros pilier peut donner lieu Ă 10 micro-formats. Ăa, ça commence Ă ĂȘtre bien Ă©vangĂ©lisĂ©.
Travailler sur une cadence fluide â pas de âcampagne monolithiqueâ tous les 3 mois, mais un fil constant.
Et surtout, autoriser son équipe à publier des trucs pas parfaits.
Parce que câest ça qui nourrit la boucle : vous publiez, vous observez, vous ajustez. Si vous attendez que tout soit bĂ©tonnĂ© Ă 100%, vous ratez le train ou vous faites du contenu aseptisĂ©, validĂ© par 4 services et lu par 12 personnes.
âLe contenu, câest comme le sport : ce nâest pas ce que tu fais en salle une fois par mois qui compte. Câest ta rĂ©gularitĂ©, ton rythme, ta capacitĂ© Ă encaisser la gĂȘne et Ă recommencerâ
Et lĂ oĂč beaucoup dâĂ©quipes tombent dans le piĂšge de la perfection, Kay-Kay mise sur lâamĂ©lioration par itĂ©ration. Le contenu comme produit. Le contenu comme terrain dâessai. Le contenu comme jeu.
đ Ce que vous pouvez faire dĂšs maintenant :
CrĂ©er une âzone de crash testâ dans votre prod : un post, un format, une prise de risque par mois.
Assumer les publications décalées : si elles font réagir, elles font déjà mieux que 90 % de ce qui se publie.
Adopter une logique de documentation plutĂŽt que dâinspiration. Vous ne devez pas ĂȘtre un·e artiste torturé·e. Vous devez ĂȘtre un·e artisan·e constant·e.
Votre contenu nâa pas besoin dâĂȘtre parfait. Il a juste besoin dâĂȘtre vivant.
Vous avez tout un fatras de contenus, et vous aimeriez bien les recycler ? Alors investissez 1 petite heure de votre temps dans lâĂ©coute de cet Ă©pisode.
Vous y dĂ©couvrirez lâapproche dâAnna Logacheva pour transformer, par exemple, un podcast dâune heure en 5 rĂ©els. Leur secret ? Une mĂ©thodologie de recyclage de contenu dopĂ©e Ă lâIA : cartographie, classification et agents spĂ©cialisĂ©s par format - un process sur lequel, personnellement, je bĂ»che Ă©galement en parallĂšle.
Et les rĂ©sultats sont lĂ : 60 % de contenu neuf créé Ă partir de lâancien. Comme quoi, le vrai enjeu aujourdâhui, câest clairement pas de produire plus, câest de recycler mieux :
đ« Comment que vous avez trouvĂ© cette Ă©dition ?
Vous pouvez m'aider Ă le savoir en likant lâĂ©dition (ou pas) ci-dessous, voire en laissant un commentaire salĂ© comme la Mer Morte.
Si ça vous a botté, vous pouvez aider cette noble missive à se tailler une réputation par-delà les mers de Substack :






Ok pour une utilisation intelligente de l'IA, comme celle décrite. Je viens de lire un article sur la nouvelle pépite de Google : Project Mariner. L'IA va maintenant agir à notre place pour commander sur un site, par exemple et faire tout plein de tùches en ligne à notre place. C'est encore expérimental, mais une fois au point, Il y aura encore moins de trafic sur les blogs de e-commerce. Tout va vraiment trop vite.